Menu Fermer

A propos du budget de fin de mandat : intervention de Yannick au Conseil Municipal du 3 février 2020

Madame la Maire, chers collègues,

La ville de Rennes présente un budget général,  tout compris exploitation et investissement, de près  de 392 millions d’euros. C’est malgré tout, nonobstant les transferts financiers vers la Métropole, une somme qui reste très conséquente et doit permettre de trouver les leviers pour agir quand bien même cela est de plus en plus difficile.

Les collectivités doivent établir et subir des  budgets contraints.  Depuis 2014, les Gouvernements  conduisent des politiques très austéritaires en matière de finances publiques locales. Les coupes budgétaires ont été de près de 14 milliards depuis cette date. Si la DGF ne diminue plus depuis 2 ans, il n’y a aucune volonté de rattrapage des manques à gagner cumulés. Au-delà de cette difficulté, les collectivités subissent également une déstabilisation de leurs sources de financement. La suppression graduelle de la Taxe d’Habitation et son remplacement par la réaffectation de la part départementale de la taxe sur le foncier bâti montre bien la confusion et l’incertitude auxquelles les collectivités sont dorénavant exposées.

Le présent budget, comme ceux qui l’ont précédé, intègre cette politique tout en en modérant toutefois ses effets négatifs. Mais nous devons nous interroger sur ses effets à moyen terme.

Cette année, les dépenses d’exploitation, qui sont de 274,57 ME, progressent de 3,56 ME soit de 1,31%. Parallèlement, la population de la ville croît de 0,7 % par an. Il est clair que la  trajectoire budgétaire ne permettra pas de faire face au maintien du niveau de service public actuel et à l’accueil de nouveaux habitants, d’autant que la municipalité est déjà à la peine pour apporter les équipements publics nécessaires aux habitants des nouveaux logements.

En ce qui concerne le détail des dépenses courantes, les principaux postes de charges sont maintenus autour de 1,3%, pourtant le financement des écoles privées progresse lui de 2,9%. Nous le regrettons. Il  serait logique et conforme à l’égalité que ces dépenses soient également contingentées comme le sont les autres  dépenses

Outre la tentative d’amortissement des effets négatifs des politiques nationales ce budget présente deux points très positifs. Il s’agit, sur le fond, du maintien d’un niveau conséquent d’investissement à hauteur de 88 millions d’Euros. Sur la forme, la présentation des opérations majeures sous forme d’autorisation de programme est vraiment positive. Elle donne de la visibilité à l’action municipale jusqu’à ce jour segmentée par l’annuité budgétaire. Elle permet aussi à l’ensemble des élus et  aux citoyens de mieux appréhender les politiques pluri annuelles et les investissements en œuvre.

Merci de votre écoute.

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser