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Budget 2017 de Rennes : abstention ! Intervention de Yannick au Conseil Municipal du 30 janvier 2017

Stacks of coins with the word BUDGET isolated on white background

Le budget de 2017 présente les caractéristiques habituelles des budgets antérieurs. Il s’inscrit effectivement dans un contexte national de baisses des dotations. Nous avons évoqué à plusieurs reprises cette situation. Ce soir je m’arrêterai sur ce point à deux chiffres. La Dotation Forfaitaire de 2015 était de 46,13 Me, celle de 2017 est prévue à 37,90 Me soit un écart négatif de 8,23 Me.

Ce n’est pas sans conséquence. Il faut certes noter que malgré ce handicap budgétaire l’objectif de la ville d’augmenter les dépenses sociales, notamment pour le CCAS, est tenu. Celles-ci progressent de 361 000 e, soit de 3,1%.

Mais pour autant même si les dépenses de subvention progressent de près de 300 000 euros, soit 0,8%, il y a par exemple des éléments qui doivent être source de vigilance. Le chapitre 050201 (soutenir les équipements de quartier) baisse de 195 300 euros. Ce point au regard des impératifs qui doivent êtres les nôtres quant aux présences publiques et sociales dans les quartiers est inquiétant.

Ces baisses des dotations de l’Etat influent aussi sur la politique des ressources humaines, dans le domaine des rémunérations et des carrières. Il y  en ce moment sur la Ville un mouvement social en cours sur les conditions de mise en œuvre des parcours professionnels carrières et rémunération (PPCR). Selon certaines organisations syndicales, la mise en œuvre du PPCR à Rennes, sur la base des statuts et arbitrages de l’Etat reposerait sur un budget de 1 million d’euros, les engagements pris par la ville ne le seraient qu’à hauteur de 250 000 euros.  Les désaccords portent notamment sur l’évolution des carrières des professionnels de catégorie C.  Il serait dommage et condamnable que ce soient les professionnels les moins rémunérés qui pâtissent des restrictions.

Nous notons avec satisfaction le maintien des taux des trois taxes fiscales pour l’année 2017 conformément à l’engagement pris par la municipalité.

Enfin pour rester dans le domaine des dépenses d’exploitation, nous notons dans ce contexte budgétaire très resserré que la contribution au financement de l’école privée progresse de 142 000 euros, soit 4,2% quand même.  Il y a certes des règles mais visiblement les efforts ne sont pas les mêmes pour tous. Nous affirmons comme les années passées notre désaccord avec les subventions des centres culturels Avicenne et bouddhique par exemple.

L’évolution de la section d’investissement est marquée cette année comme l’année passée par le transfert des compétences vers Rennes Métropole.  Cela induit de facto une baisse en valeur absolue. Cette année la présentation intègre un impératif de calcul des dépenses qui repose sur  la volonté d’une plus grande fidélité au taux probable de réalisation sur l’exercice budgétaire. Du coup malgré une baisse en valeur faciale de 7,8 Me soit 10,4% la valeur des travaux ou équipement effectivement réalisés passerait de 50 me (en 2016) à 54 Me en 2017.   L’argument s’entend. Il faudra toutefois se donner des outils de lisibilité sur l’évolution sur plusieurs années, pour bien apprécier l’évolution des dépenses d’investissement. A ne pas le faire nous amènerons de la confusion.

Les documents budgétaires évoquent la révision du PLU de Rennes qui aura lieu fin 2017. Ce point est notamment mis en corrélation avec les rénovations du centre urbain. Il est impératif que ces projets complexes, nous en convenons, intègrent l’ambition vitale et essentielle de conserver un centre ville et un hyper centre populaire.

 

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