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Campement des Gayeulles, les élus Parti de gauche – France Insoumise tirent à nouveau la sonnette d’alarme

Depuis l’arrêt, fin juin, des hébergements temporaires de Maurepas, négociés antérieurement entre les associations, la Ville de Rennes et des bailleurs sociaux, des migrants, dont des familles, se retrouvent à la rue malgré l’ouverture de deux gymnases vite remplis. La seule solution alternative fut rapidement d’occuper des espaces naturels aux Gayeulles. Un campement s’est donc installé, dans des conditions très précaires, avec peu de matériel et un accès à l’eau et aux sanitaires éloigné de 600m.

Cette situation concerne aujourd’hui plus de 200 personnes dont 22 enfants. D’ici quelques jours, ce nombre risque de doubler car le bâtiment occupé par environ 120 personnes, allée d’Estrémadure au Blosne, va se vider le 30 août et les gymnases ouverts en urgence seront probablement récupérés pour la reprise des activités scolaires et associatives. Au total, environ 400 personnes, essentiellement migrantes, camperont avec du matériel de fortune aux Gayeulles, dont des dizaines d’enfants. Laisser des êtres humains dans cette situation est inacceptable. Les responsables sont pourtant bien connus :

D’abord il faut pointer la situation politique dans les pays d’origine de ces personnes qui crée les conditions de migrations forcées, nécessitant d’urgence des solutions politiques et internationales sur place.

Vient ensuite la responsabilité de l’État qui, via la Préfecture, a l’obligation de mise à l’abri des personnes en détresse mais ne l’assume pas puisque les moyens mis sur la table ne sont pas à hauteur des besoins. En effet, les centres d’hébergement d’urgence (le 115), sont saturés en permanence, et, pire, les dossiers subissent de plus en plus de restrictions et de complications dans leur instruction en Préfecture.

Enfin, la Ville de Rennes a également une responsabilité, car même s’il ne s’agit pas d’une compétence obligatoire, personne ne peut décemment accepter que des centaines de personnes se retrouvent dans cette situation dans notre ville. Surtout quand Mme Appéré s’engageait à ne laisser aucun enfant à la rue, promesse de campagne aujourd’hui non respectée.

Voilà pourquoi nous exigeons que l’État remplisse ses obligations, avec une approche humaine des problèmes. Par ailleurs, nous sommes favorables à la réquisition de bâtiments vides, il en existe des dizaines à Rennes, pour de l’hébergement d’urgence, en attendant la construction d’un ou plusieurs centre(s) d’hébergement d’urgence inconditionnel(s), avec des personnels qualifiés et dédiés, 365 jours sur 365 et 24h/24.

En conséquence, nous appelons les Rennaises et les Rennais, empreints d’humanisme réel, de solidarité et d’exigences vis-à-vis du pouvoir, à participer à la manifestation organisée samedi 31 à 14h00, place de la République à Rennes.

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