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Décrétons l’Etat d’urgence climatique à Rennes, intervention de Jean-Paul au Conseil Municipal du 1er avril 2019

Vous retrouverez ici le vœu proposé par la Majorité dont il est question dans ce texte. 

 

Madame la Maire, chers collègues,

Comme vous le savez tous, la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique font partie de nos objectifs politiques. En cela, ce vœu pour intégrer la dimension écologique dans l’article premier de la Constitution française, quoique symbolique, ne peut pas être une mauvaise idée en soi.

Cependant, la lecture du texte montre un niveau d’autosatisfaction assez incroyable puisque près de la moitié du vœu est en réalité une promotion des politiques menées. Si de nombreuses mesures mises en place depuis le début du mandat prennent bien en compte les enjeux environnementaux, il y a également beaucoup à redire sur plusieurs sujets. Je ne m’étendrai pas car nous nous exprimons régulièrement sur ces thématiques mais que ce soit sur l’incinération des déchets, l’urbanisation d’espaces naturels et sauvages à la Prévalaye ou aux Prairies St-Martin, la qualité catastrophique des eaux de la Vilaine ou la place de la voiture encore trop prépondérante. Dans tous ces domaines nous nous devons d’être  humbles.

Par ailleurs, ce vœu recouvre une demande du collectif d’associations rennaises « Citoyens pour le climat » qui vous a adressé une lettre le 11 mars dernier demandant effectivement à ce que la Ville de Rennes signe l’Appel pour une Constitution Écologique. Cependant, cette lettre demandait également  que l’on déclare l' »état d’urgence climatique » comme l’ont fait de nombreuses villes ou territoires de par le monde (en Suisse et au Canada notamment mais aussi Mulhouse agglomération). Malheureusement, ce vœu n’en fait nullement mention. Et pour cause, cela aurait obligé symboliquement la révision de l’ensemble de nos politiques publiques en cours. Elles devront  passer par le prisme de leur impact écologique. Dès lors,  il en sera fini des patinoires en plein air et  du  subventionnement de places de parking gratuites pour les voitures. Ce n’est pas donc pas étonnant que vous ne l’ayez pas intégré dans le vœu. Nous concernant, nous y sommes favorables.

Enfin, au même titre que nous militons sur le plan national pour l’instauration d’une « règle verte » qui impose de ne pas prendre à la nature plus ce qu’elle est capable de renouveler par elle-même, nous sommes en faveur d’une étude systématique de chacune de nos politiques publiques par le prisme prioritaire et discriminant de son impact environnemental.

Voilà pourquoi nous nous abstiendrons sur ce vœu.

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