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Réaction à la démission des 3 médecins du travail de la ville de Rennes

L’employeur « Ville de Rennes » crée une situation extrêmement grave et préoccupante pour l’avenir de la médecine de prévention pour les 5000 employé.es et cadres de Rennes, Rennes métropole et du CCAS, en provoquant sciemment la démission des trois médecins du travail.


Pourtant, le bilan de la médecine du travail 2018 de la Ville de Rennes et Rennes Métropole fait état d’une augmentation des accidents du travail et de la souffrance au travail. Liés à diverses problématiques d’organisations, de management et de missions, il convenait de toute évidence de renforcer le service de prévention. En réaction à cette alerte, la Ville de Rennes a décidé de supprimer un poste d’infirmière, déclenchant ainsi un écœurement tel que les 3 médecins ont démissionné, les unes après les autres, à deux mois d’intervalle.

Ces démissions de toute l’équipe médicale ne correspondent évidemment pas à des choix personnels comme cela a été rétorqué par la Majorité, mais bien à la conséquence de la politique de management de cette même Majorité. Plutôt que d’y faire face, cette dernière a fait le choix de pousser vers la sortie ces médecins qui avaient réalisé leur devoir de lanceur d’alerte.

Ainsi, les employé.es et cadres de Rennes, Rennes Métropole et CCAS voient tout le travail collectif d’investigation en matière de prévention des risques au travail et les relations de confiance réduits à néant. Reconstituer des liens, souvent intimes, entre 7500 titulaires de contrats de travail et de nouveaux médecins en CDD comme la ville le prévoit prendra énormément de temps.


Tout cela au moment-même où l’ex PDG de France Télécom et ses sbires perdurent dans le déni face à la souffrance qu’ils ont généré ; rappelons qu’ils avaient eux aussi commencé par provoquer la démission de plusieurs médecins du travail. Nous considérons que Mme. Appéré, M. Couet, et M. Chardonnet sont directement responsables de ces démissions et de leurs conséquences. Le tout dans un contexte où des élus du personnel subissent des intimidations et où les prérogatives du CHSCT sont littéralement entravées.


Nous soutenons toutes celles et ceux qui défendent les intérêts des employés et cadres et alertons sur l’urgence sociale en interne à la ville de Rennes.

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