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Des dizaines de familles à nouveau à la rue à Rennes

La Préfecture a une nouvelle fois décidé d’expulser une trentaine de personnes sans-logis, d’origine géorgienne et albanaise qui occupaient le Parc St-Cyr. Nous considérons que la question de l’accueil décent des réfugiés, avec la création d’un centre d’accueil ouvert 24/24 toute l’année, doit être remis sur la table.

Systématiquement, le « 115 », qui gère d’hébergement d’urgence, est saturé faute de moyens. Systématiquement, lors d’évènements de grandes ampleurs, comme le SPACE actuellement, les chambres d’hôtels qui servent de mises à l’abri provisoires sont vidées. Résultat, des familles se retrouvent à la rue et ne peuvent compter que sur les associations qui font tout ce qu’elles peuvent pour trouver des solutions. Cette fois-ci, c’est en occupant le CRIJ à Rennes.

Le Gouvernement, et son relai local Monsieur le Préfet, ont leur part de responsabilité dans l’arrivée de ces personnes. Contraintes de quitter leur pays pour des raisons tantôt politiques, tantôt économiques, la France joue forcément un rôle dans ces migrations. Et plutôt que d’assumer les conséquences de leurs politiques, aucun moyen humain, financier ou logistique n’est proposé pour assurer notre devoir d’humanité.

Pire, les réfugiés Géorgiens et Albanais sont systématiquement déboutés de leur demande d’asile. C’est une double peine insupportable. Rejetés par la misère ou la répression et au bout de l’exode, rejetés encore une fois du fait de leur origine.

Mme la Maire montre une attention à l’égard des personnes à la rue mais ne souhaite pas assumer seule l’ouverture d’un centre d’accueil inconditionnel ouvert toute l’année. Nous le regrettons et attendons de la Mairie de Rennes plus de hardiesse dans ce devoir de solidarité.

Nous continuerons donc à soutenir les familles à la rue, les associations et leurs actions.

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