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Incinérateur de Villejean-Beauregard encore une concertation de façade !

Depuis le 31 octobre et jusqu’au 14 décembre, Rennes Métropole met en place une « concertation » en ligne relative au devenir de l’incinérateur de Villejean. Des réunions publiques ont également été organisées dans ce cadre.

Pourtant, M. Dehaese, Vice-Président de Rennes Métropole en charge des déchets, affirmait récemment dans la presse qu’ « (…) on ne va pas débattre de l’opportunité ou non de rénover l’usine ». En effet, les crédits de rénovation de l’incinérateur, d’un montant de 83 millions d’euros, ont déjà été votés, lors du Conseil du 30 mars 2017. D’ailleurs, malgré notre demande, on ne sait toujours pas si ces crédits comprennent les coûts induits, de chauffage et de traitement des déchets produits durant les 14 mois d’immobilisation pour travaux de l’incinérateur. La note pourrait être encore bien plus salée.

Dès lors, comment ne pas considérer cette consultation comme uniquement de façade ? Nous avons déjà exprimé notre désaccord sur ces choix d’investissements colossaux sans une décision citoyenne, via, par exemple, une votation locale. Aujourd’hui, nous combattons la vision tronquée de M. Dehaese, notamment, sur la « démocratie participative », mais plus généralement sur la gestion des déchets.

Nous y privilégions une sortie planifiée de l’incinération, en développant notamment un réseau de ressourceries et de recycleries, tout en appuyant sur la nécessité de réduire les déchets à la source causés notamment par le suremballage.

En effet, l’incinération est un mode d’élimination des déchets extrêmement polluant.  Pour une tonne de déchets avalée par un incinérateur, celui-ci rejettera 6 000 m3 de fumées contenant des polluants divers (dioxines, furanes et métaux lourds, particules fines et ultrafines, etc.), 30kgs de REFIUMS (résidus des fumées captés par les filtres) qui sont ensuite enfouis et 300kgs de mâchefers (résidus déposés au fond des fours une fois la combustion terminée) qui terminent dans la nature, notamment à la construction de route.

Une Métropole comme la nôtre qui se réclame de la démarche « zéro déchet » aurait le devoir d’organiser la sortie de l’incinération et non de lancer des travaux qui l’engagent pour plusieurs décennies. Par ailleurs, il est indispensable de mieux associer les riverains et les citoyens afin de prendre en compte le risque sanitaire en établissant un registre des cancers et une enquête épidémiologique.

 

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