Menu Fermer

La tour « Samsic » ne doit pas être le modèle de développement rennais

Fin juin 2019, après avoir voté unanimement au conseil municipal, un vœu décrétant l’État d’Urgence Climatique à Rennes, Madame La Maire encense le projet immobilier porté par Mr Roulleau, PDG de la société Samsic, motivé dit-il, « pour mieux recevoir ses clients étrangers », intégrant entre autres, la construction d’une tour de 100 mètres, pont de l’Alma.

Dans l’espace déjà très bétonné d’Eurorennes, avec les contraintes d’un côté de la prison centrale des femmes et de l’autre avec la gare et ses infrastructures ferroviaires, vanter ce nouvel édifice sur le pont de l’Alma, relève d’une incohérence de la part de Mme APPERE et de sa majorité.

Depuis le début de notre mandat municipal, nous dénonçons ces postures béates face à des projets urbains défiant toute prise de conscience écologique.

Aux abords de hauts immeubles situés à proximité, cette tour ne va évidemment pas limiter le réchauffement mais l’aggraver car nous constatons peu d’espaces verts et d’arbres. Sans oublier les grands arbres de l’avenue janvier qui vont être abattus cette année. Du coup, le seul « puits de fraîcheur » se situe dans l’enceinte de la prison centrale des femmes.

Ce projet Samsic ne respecte pas les exigences environnementales que l’on doit s’imposer et ne correspond à aucune harmonie en matière commerciale et hôtelière des quartiers environnants. Par ailleurs, la rue de l’Alma, constituant un des trois passages du Nord au Sud de Rennes, est déjà trop encombrée, elle va donc se retrouver encore plus engorgée.

Notre insistance s’inspire également des pics de chaleur estivaux rendant ce secteur « étouffant » en particulier pour les piétons et les cyclistes.

Ces nouveaux édifices démesurés par leur taille et leur conception vont accentuer le phénomène du réchauffement au sol et d’asphyxie pour les habitants. Ce projet n’est-il pas l’emblème de la mégalomanie pseudo futuriste et de la nouvelle écologie de marché ?

Oui, les rennaises et les rennais, exigeront que l’étude de l’impact climatique orienter les choix afin de respecter leur cadre de vie au quotidien.

Ce nouvel exemple désolant justifie la nécessité d’un cap insoumis lors d’un prochain mandat.

 

 

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser