Menu Fermer

Le secteur social lui aussi victime des politiques d’austérité

Des associations et personnels du secteur social sont vent debout contre un budget 2019 qui, en plus des réformes déjà prises et malgré le « plan pauvreté », poursuivra le décalage entre les besoins et les moyens.

 

L’UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) et les Petits frères des pauvres dénoncent, avec d’autres, une mesure gouvernementale qui pénalise les bénéficiaires de protection juridique, notamment sous tutelle ou curatelle. Le désengagement de l’Etat vise à récupérer 36 million d’€ provoquant ainsi une augmentation de leurs frais de gestion. Le gouvernement appauvri donc des personnes aux revenus inférieurs au seuil de pauvreté.

La FAS 35 (Fédération des Acteurs de la Solidarité), quant à elle, alerte sur la gravité de la situation due aux baisses drastiques de moyens alors que les besoins augmentent en matière de lutte contre l’exclusion. Moins 57 millions sur 4 ans dont 20 millions dès 2018. Pourtant, les centres d’accueil sont déjà saturés, passant, pour notre département, de 22000 appels au « 115 » en 2012, à 54000 en 2017. Un appel sur 3 seulement permet au demandeur de trouver une solution d’hébergement. La situation y est même aggravée par une Préfecture qui ne respecte pas le droit français en matière d’accueil et d’hébergement des migrants. Encore aujourd’hui plusieurs dizaines de personnes sont à la rue à Rennes. Nous soutenons donc toujours l’exigence d’un centre d’accueil ouvert à tous et toute l’année, 24h/24.

De la même manière, des parents d’élèves et des syndicats d’enseignants dénoncent le manque de moyens pour la prise en charge des enfants en situation de handicap, dont notamment le manque de postes d’Assistants d’Education Spécialisés en Handicap. 500 postes seraient nécessaires alors que l’Académie de Rennes n’ouvre que 133 équivalents temps plein AESH dont le temps de travail, souvent partiel, génère des rémunérations inférieures au seuil de pauvreté. Pour l’autisme, il serait nécessaire d’avoir un AESH pour un enfant, nous en sommes loin.

Les élus du Parti de Gauche-France Insoumise de Rennes soutiennent ces associations et syndicats et appellent à la construction d’un budget conforme aux besoins sociaux, en concertation avec les associations et les usagers et non uniquement basés sur des principes comptables d’un autre temps. Ceci relève d’un choix politique puisque de l’argent semble disponible quand il s’agit de la minorité de très riches de ce pays (suppression ISF, flat taxe, CICE…).

Autres articles qui pourraient vous intéresser