Menu Fermer

Même après la fin de la trêve hivernale, non aux expulsions locatives

Le 31 mars sanctionne la fin de la trêve hivernale, ce qui permet le retour des expulsions locatives. Aujourd’hui, sur la région rennaise, une centaine de familles environ, dont plus de 90% pour des raisons économiques, risquent d’être expulsées de leur logement.

En 2016, sur l’ensemble du pays, 128 146 jugements d’expulsion ont été rendus et 15 222 familles ont été jetées à la rue par la police et les huissiers, le plus souvent sans solution d’hébergement et sans relogement. Leur nombre va encore augmenter car le Gouvernement baisse les APL, n’applique pas l’encadrement des loyers et renforce les inégalités (suppression de l’ISF, augmentation CSG, etc).

Ce n’est pas tolérable.

À Rennes, Mme la maire peut intervenir auprès du Préfet, qui a seul autorité pour déclencher les expulsions, pour qu’il sursoie à celles-ci.

L’urgence n’est pas d’expulser mais doit être, au contraire, de renforcer l’accompagnement social et le retour à l’emploi. L’urgence n’est pas de mettre des familles à la rue mais de leur laisser un toit. L’urgence c’est aussi d’ouvrir à Rennes un centre d’hébergement 24h sur 24 et toute l’année pour les personnes sans domicile. Une cinquantaine d’organisations locales exigent un tel lieu.

Nous appelons donc les Rennaises et les Rennais à participer au rassemblement qui se tiendra samedi 31 mars à 10h00 place du bas des Lices sur l’ensemble de ces sujets.

 

Autres articles qui pourraient vous intéresser