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Obligation de quitter le territoire français, sans même avoir le temps de constituer un dossier de demande d’asile…

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(Photo prise au local du Parti de Gauche 35 où les migrants ont passé la nuit précédent leur audience)

Ils arrivent du Soudan ou d’Érythrée, des régions en guerre. Ils ont subi des persécutions. « Nous avons traversé le désert et la mer pour sauver nos vies ». Ce matin, au tribunal administratif de Rennes, étaient étudiés les cas de dix-neuf migrants, qui faisaient partie de centaines de personnes chassées de Calais le 2 juillet.

Des points communs au traitement réservé à toutes ces personnes à Calais ont été relevés : elles ont été entendues quelques minutes seulement. Leurs situations personnelles n’ont donc pas été examinées avant que les « obligations de quitter le territoire français » ne soient décidées par le préfet de Calais. Par ailleurs, l’accueil qui leur serait réservé dans le pays où elles seraient reconduites met en danger leur intégrité. Un récent rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU indique qu’en Érythrée, on procède à des tirs à balles réelles sur les personnes qui fuient. Autre point revenant au fil de l’audience de ce matin : les personnes entendues ne sont arrivées que très récemment sur le territoire français, les interpellations sont donc survenues avant même que les demandes d’asile n’aient pu être formulées.

La protection de ces personnes dépend du respect par l’état français des conventions relatives aux droits de l’homme. Nous attendons maintenant que soient annulées les « obligations de quitter le territoire français ».

Françoise Rubion.

Pour plus d’informations : http://untoitundroit35.blogspot.fr/2014/07/soutien-aux-exiles-de-calais.html?m=1

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