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Réaction des élus PG-Insoumis face à l’austérité qui touche Rennes 1

Une suppression drastique de 120 postes sur le site de Beaulieu vient d’être annoncée par la présidence pour faire face à un déficit de 6 millions d’euros cette année. Ce sont 92 personnels techniques et 28 enseignants de l’université de Rennes 1, de l’INRA, l’INSERM ou encore du CNRS qui sont concernés, alors que 100 postes ont déjà été supprimés depuis 2016.

 

Bien que notre ville voit son nombre d’étudiants augmenter (+12% en 2 ans à Beaulieu), les conséquences de cette annonce sont prévisibles : perte de travail pour 120 personnes, baisse de la qualité de service pour les étudiants et dégradation des conditions de travail pour les personnels restant qui doivent déjà assumer une charge de travail de plus en plus importante.

 

Face au déficit budgétaire d’une Université, le Gouvernement a deux possibilité :

 

La première, mise en place depuis de nombreuses années, consiste à appliquer une politique d’austérité. Celle ci peut prendre plusieurs formes : réduction du  nombre de salariés, comme c’est le cas ici, baisse des crédits pour les laboratoires de recherche, comme c’est également envisagé (-15%), limitation du nombre d’étudiants (système ParcourSup), fermeture de filières dites ‘’ non-rentables’’, etc. Les conséquences de cette politique sont dramatiques. Par exemple, il est demandé à l’Institut de Physique de Rennes de libérer 1/3 de la surface des locaux qu’il occupe actuellement, ou alors de renoncer à 1/3 de sa subvention de recherche.

 

La deuxieme est la seule décision politique raisonnable à prendre, c’est-a-dire adapter les budgets en fonction des besoins, pour que chaque étudiant puisse poursuivre les études de son choix dans de bonnes conditions. Évidemment cela demanderait de réellement mettre nos concitoyens les plus fortunés à contribution pour dégager des moyens supplémentaires pour l’université comme pour beaucoup d’autres domaines.

 

M.Macron met en place les mêmes recettes que ses prédécesseurs, contribuant à la casse du service public de l’enseignement supérieur, voilà pourquoi nous assurons de notre soutien tous ceux qui s’opposent aux reculs sociaux en général et aux suppressions d’emplois à Rennes 1 en particulier

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