Menu Fermer

Réactions sur la dégradation du bâtiment L à Rennes 2

(photo : France 3)

Soutiens indéfectibles du mouvement de contestation de la loi de sélection à l’Université (loi ORE), nous condamnons les dégradations qui ont eu lieu à Rennes 2 dans la nuit de jeudi 17 mai.

Historiquement, les étudiants, les enseignants et les personnels de l’Université choisissent des formes diverses de mobilisation (manifestations, blocages des bâtiments, boycott d’examens, etc) pour contester des lois qu’ils estiment aller à l’encontre du service public de l’enseignement supérieur. Nous n’avons pas à les commenter.

Il en va ainsi contre la loi ORE qui, rappelons-le, opère une sélection sociale insupportable entre jeunes issus de familles qui ont les moyens de payer des formations complémentaires (ex : le BAFA pour pouvoir entrer en STAPS) ou des entreprises pour leur rédiger un CV parfait afin d’accéder en Licence tandis que les autres se verront refouler des portes de la fac. Des AG légitimes choisissent donc régulièrement les actions à mener contre cette loi. Rappelons que jusqu’à 6000 étudiants ont participé à celles-ci.

Pour autant, rien ne peut légitimer les 300 000€ de casse ou de vol de matériel informatique, de vitres ou d’électroménager dans le bâtiment L. Il ne s’agit absolument pas d’une décision collective mais du fait de quelques personnes dont on doute de leur participation au mouvement contre la loi ORE. Nous rappelons qu’historiquement les salariés ou étudiants en lutte, même sous des formes radicales, respectent, par principe, leurs outils de travail. Voilà pourquoi les pillards et casseurs devront répondre de leurs actes.

Autres articles qui pourraient vous intéresser