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Supprimer des lignes intérieures et revoir la stratégie aéroportuaire, une nécessité écologique !

Les élus Parti de Gauche – France Insoumise de Rennes soutiennent la proposition de loi initiée par le député insoumis François Ruffin, et soutenue par plusieurs députés, visant à interdire ou limiter certains vols intérieurs en France.

En effet, la catastrophe climatique qui s’annonce nécessite des changements importants dans sa prise en compte par l’Etat, notamment en matière de transports en commun. La banalisation de l’avion, y compris pour quelques centaines de kilomètres, en fait partie. Rappelons qu’en moyenne le passager d’un avion génère une empreinte carbone de 258 grammes de Co2 par kilomètre contre 14 grammes pour un voyageur utilisant le train selon l’Agence Européenne pour l’Environnement.

Aussi, seraient interdits ou limités 72 vols intérieurs dont les lignes Rennes-Paris, Rennes-Lyon et Rennes-Brest. Pour chacun de ces trajets il existe des alternatives, aussi bien en train qu’en covoiturage, même si une réflexion doit être menée pour le trajet reliant Rennes à Roissy.

Il va de soi que l’Etat devra dans le même temps abandonner toute privatisation de la SNCF et imposer, avec les représentants des salariés, et si nécessaire, les conversions d’emplois du secteur aéronautique.

Localement, c’est toute la politique aéroportuaire qui est à revoir. La forte croissance du nombre de passagers de l’aéroport de St-Jacques, + 18.3% en 2018 soit 850 000 personnes, n’est pas une bonne nouvelle pour le climat. La politique menée par la Majorité à ce sujet, main dans la main avec l’exécutif régional et la CCI, fixant l’objectif de 2 millions de passagers en 2035, va à contre-sens d’une politique écologiste sérieuse et cohérente. Voilà pourquoi nous nous opposons aux projets d’agrandissement des parkings et d’allongement de la piste pour accueillir des gros porteurs à l’aéroport de Rennes-St Jacques. La victoire contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes mérite une réflexion et des actes contre la politique du « tout-avion ».

Nous rappelons notre volonté de décréter Rennes Métropole en « état d’urgence climatique », afin de considérer chacune des politiques publiques mises en place à l’aune de son impact environnemental. Un tel mécanisme induirait de fait une rupture radicale avec la stratégie aéroportuaire locale actuelle.

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