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Un centre d’hébergement d’urgence inconditionnel à Rennes, une nécessité absolue !

C’est une première victoire pour toutes les 45 associations et organisations qui exigent depuis 3 ans un Centre d’Hébergement inconditionnel, ouvert 24H/24H et toute l’année, pour les personnes sans domicile. La Majorité annonce sa volonté de construire un centre d’hébergement, en lieu et place de l’immeuble occupé par des réfugiés aidés d’associations, depuis plusieurs mois, allée d’Estrémadure au Blosne.

Malheureusement, si l’intention est louable, ce projet souffre de 4 carences importantes.

La première est l’absence de toute participation de l’Etat. Le pouvoir actuel, dans la droite ligne des précédents, complique, dissuade, traque notamment les exilés de toutes origines. L’Etat ne respecte pas la Loi ni la Constitution qui lui donnent l’obligation de mettre à l’abri les personnes sans solution d’hébergement et il laisse hypocritement trop souvent les associations humanitaires gérer les situations de détresse.

La deuxième est, qu’à peine envisagé, ce Centre d’hébergement sera plein. Il est en effet prévu entre 80 et 90 places alors qu’il en faudrait 3 à 4 fois plus. Le taux de refus de plus en plus élevé du 115 pour les demandes d’hébergement d’urgence ainsi que le nombre de squats que les associations sont contraintes d’ouvrir trahissent une situation dégradée bien au-delà de la centaine de personnes visibles aujourd’hui à Estrémadure.

La troisième est qu’aucune solution n’est apportée par la Majorité municipale concernant l’hébergement d’urgence des hommes et femmes célibataires. En effet, leur promesse de campagne ne concerne que les familles avec enfants qui sont à la rue. Nous pensons qu’aucun être humain, qu’il soit français ou non, majeur ou non, ne devrait dormir dehors.

Enfin, ce centre s’installera dans l’immeuble accueillant aujourd’hui près de 95 personnes qui, depuis le 1er avril, sont sous la menace d’une expulsion, les huissiers étant passés ce mercredi 3. Où vont aller ces personnes pendant les travaux, et après ? Une alternative satisfaisante doit leur être apportée.

Ce n’est pas, non plus, à Archipel Habitat, propriétaire du bâtiment, de suppléer les carences de l’État alors que le Gouvernement l’a déjà appauvri avec la Loi Elan.

Nous nous battrons pour que ce projet aille jusqu’au bout et s’adapte réellement aux besoins de la population, comme nous nous battrons pour que l’État assume ses responsabilités. Pour nous, la solidarité prime, c’est pourquoi nous condamnons toute initiative qui viserait à faire le « tri » entre les demandeurs d’hébergement.

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